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C’est grâce à leurs activités et avec le support de leur foi, de leurs croyances, aussi bizarres
qu’elles nous paraissent – dans la mesure où nous les imaginons plus que nous ne le découvrons – que nos très lointains ancêtres
sont parvenus à construire un édifice, à établir ce qu’on pourrait appeler une base de connaissances pratiques [→ Arbre
phylogénétique du genre homo].
Ils s’appliquaient à survivre. En dépit de leurs médiocres moyens d’investigation, en dépit aussi du fait qu’ils ne disposaient
pas d’un ensemble conceptuel pour poser les bonnes questions et échafauder des hypothèses plausibles, peut-être que quelques-uns
d’entre eux s’évertuaient-ils de tenter de comprendre ce qu’ils découvraient et fabriquaient. De quoi aurions-nous été capables
dans leur situation ? Sommes-nous mieux armés qu’eux pour cela ? Je n’en suis pas persuadé, même si nous disposons d’une
pléthore d’outils, de plus en plus perfectionnés, pour y parvenir. De ce point de vue, il est indéniable que les religions
et la foi furent des éléments fondamentaux de tout ce qui a permis, par la suite, la constitution de la science. Ils avançaient,
cependant, cahin-caha, presque malgré eux. Savons-nous toujours ce que nous faisons : en connaissons-nous le pourquoi ?
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Il faut en tenir compte de cette évidence, même si elle nous déplaît en son principe. Penchons-nous
attentivement dessus et sans a priori intellectualisé. Ne sont-ce point des faits, même s‘ils reposent sur des suppositions,
qui constitueraient, en quelque sorte une hypothèse de travail ? Il y là un paradoxe qui devrait nous inciter à être très prudents
dans nos opinions sur le rôle de la spiritualité chez les humains dans leurs recherche de la vérité. Ce n’est pas un hasard
si tout a commencé sous la forme de croyances… Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain… |
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Pour concevoir une hypothèse ou un théorème, je suppose que l’idée de base provient de sources
parfois irrationnelles plutôt que rationnelles. Entendons-nous bien : ce qui est irrationnel dans une telle conception est
l’étincelle d’origine qui surgit comme de nulle part ; cet éclair inattendu ne résulte pas systématiquement d’une série de
raisonnements complexes conscients. Pour s’en assurer, il faudrait que le génie qui a conçu sa supposition puisse découvrir
ce qui l’a inspirée. Sur un sujet aussi difficile, on peut se faire une opinion personnelle sur Wikipédia :
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Quoiqu’il en soit, soyons assurés que nous sommes en pleine hypothèse, précisément. Je vais même
jusqu’à avancer qu’à ce stade de l’indécision, nous nous approchons de la sphère des croyances car rien ne permet d’affirmer,
entre rationnel (scientifique) et irrationnel (croire), où se situe la bonne réponse… s’il y en a jamais une !
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« Nous finissons la troisième décennie de la Science cognitive ; celle-ci concerne des disciplines
aussi variées que la linguistique, l’intelligence artificielle, la psychologie cognitive, les neurosciences, et naturellement
la philosophie. Est « cognitif » tout processus mental associé, d’une manière générale, à la compréhension, mais encore à la
formulation des croyances et à l’acquisition du savoir. » |
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[lire la suite de cet article sur le site Dogma] |
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